Micro paiement – 5 choses importantes à savoir !

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Comment fonctionne-t-il ? Quels sont ses intérêts ? Quelle réglementation ? Tout ce que vous devez savoir sur le micro paiement.

Pendant longtemps, les éditeurs ont opté pour la rémunération de leurs contenus par la publicité. Cela leur permettait de monétiser leur travail, tout en offrant du contenu gratuit aux internautes.
Mais au fil du temps, le modèle “tout publicitaire” amené par les États-Unis comme
modèle de référence s’est révélé moins efficace dans les pays européens. L’audience et les ressources publicitaires y sont bien plus minimes qu’outre-Atlantique.
Puis sont arrivées les années de crise économique où les investissements publicitaires sont les premiers supprimés. Cette période a montré à quel point il est risqué de ne dépendre que d’une seule source de revenus : la publicité.
Les éditeurs et auteurs ont donc dû s’adapter au contexte du marché et c’est à ce moment-là que des offres de type “freemium” sont apparues. La nouvelle stratégie consiste à diversifier leurs revenus, en faisant coexister le modèle d’affaires «payant» et «gratuit».

Nombreux sont les secteurs d’activité à avoir opté pour le micro paiement : les éditeurs de presse monétisent l’accès à leur contenu web sous forme d’abonnement, tout comme le secteur de la musique. Les jeux explosent eux aussi grâce au micro paiement. Les sites de petites annonces (immobilier, automobile, rencontre, etc.) poursuivent quant à eux, leur croissance via le modèle gratuit / payant.
Plus que jamais, monétiser ses contenus est un enjeu stratégique pour les éditeurs de contenus numériques et de services interactifs.

Qu’entend-on par “Micro”paiement ?
Il s’agit d’un service de paiement permettant d’acheter des services ou des contenus de faible valeur unitaire (de 1 € à 10€).
Si dans la vie réelle nous avons la possibilité de régler de faibles montants en espèces, il a fallu trouver un moyen de paiement simple et fiable pour les petits versements dans le monde du web.
On parle aussi de Microtransaction.

1. Un modèle en croissance

Le micro paiement a explosé en 2010 et poursuit son expansion encore aujourd’hui.
Le micro paiement toucherait aujourd’hui 52% des internautes européens, soit 70 millions de personnes, pour un budget mensuel moyen de 25€.

Les éditeurs du célèbre jeu Call of Duty ont d’ailleurs annoncé tout récemment qu’ils mettaient désormais en place un système de micro-paiement pour les joueurs.

Par ailleurs, le boom de l’internet mobile est aussi un élément important à prendre en compte. En effet, les 15-34 ans se connectent désormais principalement depuis leur mobile (et non plus depuis leur ordinateur). Et selon ZDNet, les achats sur smartphone et tablette ont progressé de 38% cette année et représentent désormais 27% des ventes en ligne !
Cette progression continue du mobile ouvre de belles perspectives au micro paiement.

2. Des outils variés

Le micro paiement peut s’effectuer de différentes façons.

  • Le paiement sur facture opérateur mobile ou Fournisseur d’Accès Internet (FAI) : SMS+, MPME, Audiotel, Internet+;
  • Le paiement via un compte : iTunes, PayPal, Amazon, Google Checkout, etc;
  • Le paiement à partir d’une carte bancaire.

En effet, il n’est pas toujours nécessaire de sortir la carte bleue.

3. Le fonctionnement du micro paiement

Différents paramètres sont à prendre en compte dans le fonctionnement du micro paiement :
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Source : AFMM

Le type de produit : le micro paiement ne s’applique pas simplement aux contenus numériques. Il peut aussi être utilisé dans l’achat d’un bien matériel. La seule contrainte étant la valeur du produit ou du contenu. Comme nous le disions plus haut, le micro paiement concerne les achats ne dépassant pas une dizaine d’euros.

Le mode tarifaire : vous pouvez facturer vos clients de 3 façons :

  • À l’acte : dès lors que votre client confirme l’achat d’un produit ou d’un service, il est prélevé.
  • Avec un abonnement : dans le cadre d’une utilisation récurrente de votre service par exemple.
  • À la durée : votre client est facturé selon le temps qu’il passe sur votre service.

Le niveau tarifaire :

  • Libre choix du prix : votre client choisit la somme qu’il souhaite verser. Cela est principalement utilisé pour les dons aux associations.
  • Prix choisi dans une gamme tarifaire : le tarif est fixe et dépend du service demandé par le client.

La commission :

  • Le taux de reversement : une partie de ce que paie votre client est reversée à la plateforme de micro paiement. Pour en savoir plus sur nos taux de reversement >>
  • La garantie d’être payé : les opérateurs se chargent directement du recouvrement.
  • Le délai de reversement : chez Media Technologies nous vous reversons l’argent sous un mois. Ce délai est amené à être raccourci à quelques semaines prochainement.

4. La réglementation

Les Utilisateurs doivent être informés, de manière claire et non équivoque sur :

  • L’identité de l’éditeur (cf article 6 – III – 1 de la loi du 21 juin 2004) :  la dénomination ou la raison sociale et le siège social, le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction.
  • L’identité de l’hébergeur du ou des Contenu(s) : nom, dénomination ou raison sociale et adresse.
  • Le prix du contenu.
  • Les caractéristiques et les Conditions Générales du contenu.

L’ensemble de ces informations doit être communiqué à l’utilisateur préalablement à son
paiement.

5. La sécurité : un point crucial

La sécurité est bien entendu un point crucial. De trop nombreuses fraudes ont eu lieu ces dernières années pour prendre ce point à la légère.
Il est important de savoir qu’une bonne transaction de micro paiement est toujours un compromis entre un certain nombre de contrôles de sécurité et un parcours client simple. L’avantage principal du micro paiement étant bien sûr la facilité de paiement pour le client.

Si trop de contrôles peuvent décourager l’utilisateur, à l’inverse la perception d’une sécurité trop faible peut entacher la confiance de votre client et ainsi le dissuader d’aller au bout de la transaction.

Parmi les bonnes pratiques en terme de sécurité, il est préférable de veiller à la bonne mise en place d’une page demandant au client de confirmer la transaction. Dans un second temps, un e-mail ou un SMS est envoyé au client pour lui confirmer l’achat ou la souscription à un produit ou service.

Vous voilà désormais bien initié au micro paiement. Si vous souhaitez franchir le pas :

Contactez-nous !

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