L’escroquerie des bon d’achat avec les numéros surtaxés

L’arnaque des bons d’achat avec des numéros de téléphone surtaxés est l’une des nouvelles trouvailles des arnaqueurs qui s’en servent pour soutirer de l’argent à certaines personnes trop crédules.
Comment procèdent-ils et que faire face à cette situation?
Pour appâter leurs victimes, les arnaqueurs passent d’abord par l’étape de l’information. Cette étape consiste à faire croire à un abonné d’un réseau de téléphonie X qu’il est bénéficiaire d’un bon d’achat de tel ou tel autre supermarché, dont ils se font passés pour l’employé. En général, ils annoncent de gros montant pour impressionner leurs victimes. Ces bons d’achat portent souvent sur les sommes 1000, 2000 ou 3000 euros.

Ils vont dans la foulée communiquer un numéro de téléphone, qui si l’on procède à certaines vérifications, n’ont aucun lien avec le supermarché concerné.
Pour mettre leurs victimes en confiance, ils leur font croire que les appels vers les numéros indiqués sont gratuits.
C’est là que commence la deuxième étape de leur action. Le numéro de téléphone n’étant pas facturé, du moins dans l’entendement du client, celui-ci peut se permettre de passer autant de temps au téléphone sans être inquiet.
Cependant, durant l’échange avec le prétendu employé du supermarché, sa consommation est facturée, mais ne le sachant, il va passer de longs moments de communication au téléphone. La communication pourra durer jusqu’à ce que la victime soit convaincu ou même qu’elle ait passé sa commande.
A la vérité la durée des communications est encore une stratégie de l’arnaqueur qui va le temps qu’il voudra pour expliquer dans les moindres détails au client, la procédure à suivre pour bénéficier de son bon d’achat. Il profite de ce temps pour la mettre en confiance de sorte qu’elle, la victime, ne se doute de rien.
L’autre stratégie utilisée par ces usurpateurs d’identité est qu’ils ne se focalisent pas sur un seul enseigne, ils changent le nom de l’enseigne et de numéro 08
Ainsi plusieurs chaînes de distribution ont été victime en France de leur « ingéniosité ».
Pour éviter de se faire prendre ils utilisent également différents numéros de téléphones surtaxés. Ainsi, après une opération, ils prennent le soin de le désactiver. Plusieurs victimes de ces arnaqueurs, après avoir découvert la forfaiture ont essayé de recontacter ces personnes mais sans succès.
Les pirates des grandes chaines de distribution laissent souvent des SMS sur le téléphone portable ou des messages sur le répondeur du téléphone fixe de leurs futures victimes en leur indiquant un numéro de téléphone qu’ils doivent appeler pour pouvoir retirer leur gain.
Ce qu’il y a lieu de faire face à ce genre de situation est de garder son calme et au besoin rechercher le numéro de l’enseigne de distribution ou du magasin pour savoir si l’annonce qui vous a été faite vient de chez elles ou de chez eux. Il est vrai que la personne qui n’a pas été victime de cette supercherie n’aura pas ce réflexe tellement l’offre parait intéressante.
L’autre attitude que l’on pourrait avoir est de demander à son interlocuteur si il peut communiquer les coordonnées exactes du magasin et surtout un numéro de téléphone fixe non-surtaxé.
Il est aussi possible dès réception d’un coup de fil pareil que de prévenir l’opérateur télécom utilisée par ces pirates pour leur communiquer le numéro de téléphone ou même de prévenir les services de police ou de gendarmerie pour mettre hors d’état de nuire toutes ces personnes.
Du côté des enseignes commerciales, il est souhaitable de faire passer des messages sur leur site internet des annonces, dès qu’ils ont connaissance de l’arnaque pour réduire le nombre de victimes.
Les victimes pourraient, elles aussi, jouer un rôle dans la lutte contre cette pratique qui prend de plus en plus de l’ampleur. Elles pourraient par exemple expliquer sur la toile comment les choses se sont déroulées pour qu’un plus grand nombre de personne fasse attention à de telles offres.

3 réflexions sur « L’escroquerie des bon d’achat avec les numéros surtaxés »

  1. La fréquence exaspérante (plusieurs fois par jour sur le fixe comme le portable) de ce type d’escroquerie-piratage au téléphone, sans utilité économique ou sociale et qui s’apparente à du parasitisme,qui propose aussi généralement une livraison non aboutie de commande, justifierait une action collective auprès des pouvoirs publics. Mais comment procéder!

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